6. Faire du business au niveau local aujourd’hui …

6. Faire du business au niveau local aujourd’hui …

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Internet a rendu possible l’identification de potentiels clients et fournisseurs partout dans le monde.

Les réseaux sociaux professionnels (Facebook, LinkedIn, Viadeo, Xing, Archilovers, Shocase, Procurious, Labcities, Dogfinance, etc.), les places de marché (Alibaba), les nouveaux outils numériques ont permis d’étendre les relations d’affaires au-delà des traditionnelles frontières géographiques.

L’explosion du nombre de travailleurs indépendants et des freelancers accompagne ce mouvement.

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Il est désormais possible de collaborer et de faire des affaires avec n’importe qui, n’importe où et n’importe quand.

Nous pouvons communiquer en temps réel grâce aux logiciels de messagerie instantanée et à l’augmentation de la bande passante. Des outils comme Slack nous permettent de gérer des projets en nous affranchissant des distances physiques.

Les méga-bases de données et les nouveaux outils marketing permettent de mettre en place de nouvelles formes de campagne de génération de lead (cf. Inbound marketing).

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L’utilisation de ces outils numériques et d’Internet nous amène à :

  • être plus pro-actif, prendre des décisions plus rapidement et plus efficacement,
  • accroître les performances à un niveau élevé dans un environnement d’affaires qui évolue très rapidement,
  • utiliser des outils dédiés et personnalisables, des applications intelligentes permettant d’être plus productif,
  • absorber de plus en plus d’informations venant d’Internet mais aussi des sources traditionnelles (réseaux ou clubs d’affaires, salons professionnels, séminaires ou conférences, etc.),
  • maîtriser les nouvelles règles du digital,
  • être ouvert à de nouvelles formes de partenariats ou d’alliances, notamment lorsque nous visons de nouveaux marchés ou cherchons de nouvelles pistes d’innovation.

Face à cet environnement technologique en accélération permanente, nous devons sans cesse faire évoluer nos modèles d’affaires, nos stratégies de développement pour maintenir l’activité et trouver des relais de croissance.

Bien évidemment, les organisations de taille intermédiaire et importante adaptent leur organisation et mobiliser les ressources nécessaires (cf. recrutement de conseillers digitaux). De leur côté, les petites et moyennes entreprises essayent de suivre et de s’adapter … tout comme, d’ailleurs, les acteurs économiques institutionnels, professionnels et publics.

Mais, au final, nous faisons face à une surenchère d’outils et de sites. Nous consommons beaucoup (de plus en plus) de temps pour identifier les plus efficaces, trouver des bases de données actualisées, identifier les bons fournisseurs en matière de génération de leads ou de marketing digital pour organiser et entretenir notre présence sur Internet, etc.

Prenons l’exemple de cette jeune société qui propose des solutions innovantes en direction du secteur public. Elle cherche un annuaire des organismes publics avec les bons contacts sur la ville X. Elle a aussi besoin d’une agence Internet pour l’aider à définir sa communication digitale.

Comment va-t-elle trouver ? Combien de temps cela lui prendra-t-il pour répondre à ses besoins ? Réussira-t-elle à les satisfaire rapidement et facilement ?

Nous pourrions multiplier les exemples de situations vécues. Alors qu’il avait vocation à simplifier, Internet est devenu un labyrinthe dans lequel il n’est pas facile de se repérer.

Même dans son voisinage d’affaires ou entre voisinages d’affaires proches (cf. Montpellier – Barcelona – Toulouse), rien n’est simple.  L’univers digital ressemble finalement à la réalité physique sauf qu’il donne l’illusion que tout est à portée d’un clic. Et ce n’est pas totalement le cas.

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Cela pourrait expliquer notre tendance à nous concentrer sur quelques outils et plates-formes (Google, Facebook, LinkedIn pour ne citer que les plus médiatisées) que nous utilisons même pour nos besoins très localisés … pensant qu’elles sont en mesure d’y répondre, même imparfaitement.

Ces plates-formes ont été conçues dans une logique globale. Ayant atteint aujourd’hui la taille critique en termes d’utilisateurs, elles recherchent aujourd’hui la “glocalisation” de leur offre  (cf. Facebook avec Market Place ou Alibaba avec son service de livraison à domicile) alors même que le marché voit apparaître de nombreux services conçus à partir de la géolocalisation (cf Like Lunch, Let’s meet, doyouno, …).

Nous avons évoqué le rôle de la proximité dans les dynamiques d’innovation et d’adaptation des entreprises aux environnement qui bougent. La technologie peut donner le sentiment de se substituer à la réalité géographique mais jamais parfaitement.

Nous avons, plus que jamais, besoin de communication réelle, de contacts physiques dans nos relations d’affaires. Nous continuons à fréquenter des salons, de rencontrer nos clients ou nos fournisseurs même dans ce monde où la communication est devenue si facile et si rapide.

Au final, les acteurs économiques ont, peut-être, oublié que la technologie doit servir, en premier lieu, à les connecter au niveau local.

La mise en réseau, le partage et la collaboration demeurent des éléments clés de performance individuelle et collective, dans une économie urbanisée qui restera ouverte mais qui, au vu des récents évènements, devra être mieux régulée dans son équilibre entre global et local. 

Manavao – 9 novembre 2016

Introducing manavao.com – Nos convictions et notre vision

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