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Month: November 2016

6. Redesigning business at local level

6. Redesigning business at local level

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Internet has making possible to identify potential customers and suppliers throughout the world.

Professional social networks (Facebook, LinkedIn, Viadeo, Xing, Archilovers, Shocase, Procurious, Labcities, Dogfinance, etc.), market (Alibaba) or functional dedicated places (Codeur), new digital marketing tools expand opportunities beyond all physical boundaries.

The explosion in the amount of self-employed or freelancers accelerate this trend.

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It’s now possible to collaborate and do business with anyone, anywhere, anytime. It changes the way we work.

We can communicate with instant messaging applications (skype, WhatsApp, messenger, …) in real-time, thanks to the extensive telecommunications networks and growing bandwidth. Tools (like Slack) allow us to manage a project within a distant context.

Databases and new marketing tools (see Hubspot) allow customised lead generation campaigns at both local and global level, obviously with mixed results according to the industry and our ability to fix the right strategy up and use positively the results.

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Using digital tools and Internet means to :

  • be more responsive, make faster and take better decisions,
  • perform at increasingly higher levels within an accelerating business environment,
  • use dedicated and customisable tools, smart applications enabling us to be more productive,
  • digest a flow of informations fragmented across a massive number of digital channels and classical ones (see business clubs or networks, exhibition, conferences, workshop, etc.) while it’s becoming crucial,
  • master the new rules of digitalised business management,
  • be openness to more partnerships and alliances, particularly as we target new markets and seek new sources of innovation.

Indeed, companies need to constantly evolve their business models and strategies to address new growth opportunities, respond to rapidly changing business environments. And SMEs trying to follow and adapt … as well as other economic stakeholders including public, institutional and professional organisations.

Encouraged by the innovation ecosystem, new tools or platforms or applications are everyday provided. And, we are all spending more and more time on Internet, identifying or experimenting the most efficient ones, trying to find the right ways to collect leads or business opportunities, identify providers to help us in managing our digital presence or strategy, … and getting this uncomfortable feeling of “leapfrogging”, not really useful for our day-to-day business.

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Just let’s take a simple example.

Located at X, this young company provides innovative solutions to public organisations. The business developer is seeking for qualified directories. The CEO also needs a web agency to design its new website.

How will they do to find it ? How long will it take to them ? And finally, for which results ?

We all faced this kind of digital experiences.

To help us, as they reached the critical scale in terms of users and then capitalise on their strength, global platforms are trying to “glocalizate” their services or solutions (see. Facebook with Market Place or Alibaba). Numerous new services using geolocation or organising traditional services in a digital way (see Like Lunch, Let’s meet, Doyouno, etc) are designing in a spatial approach.

While the vocation of Internet was to facilitate our ways of doing business, it’s becoming a real labyrinth in which it’s not so easy to locate, even in our own or nearby business neighbourhoods.

Sometimes, the digital word gives us the illusion that everything is just one clic away and unfortunately, we take note that’s not exactly the reality. Digital technologies are substituting for physical proximity, but could never perfectly. And even more, we are still human beings and we simply need physical contacts.

Face-to-face communication remains vital for business relationships. Companies still travel regularly to attend exhibitions and meet potential clients or providers or partners, even in a world of ubiquitous and instant communication.

Indeed, within the urbanisation sprawl context we described, we might suggest that digital technologies must mainly help economic stakeholders live more comfortably in their close business neighbourhoods.

Networking, sharing and collaboration remains key performance factors for our organisations and places.

We might have forgotten that digital technologies must, first, connect economic stakeholders at local level. 

 

Manavao’s team – November 10th, 2016.

Coming next – Introducing manavao.com – 7. Our convictions and vision

6. Faire du business au niveau local aujourd’hui …

6. Faire du business au niveau local aujourd’hui …

jiraya

Internet a rendu possible l’identification de potentiels clients et fournisseurs partout dans le monde.

Les réseaux sociaux professionnels (Facebook, LinkedIn, Viadeo, Xing, Archilovers, Shocase, Procurious, Labcities, Dogfinance, etc.), les places de marché (Alibaba), les nouveaux outils numériques ont permis d’étendre les relations d’affaires au-delà des traditionnelles frontières géographiques.

L’explosion du nombre de travailleurs indépendants et des freelancers accompagne ce mouvement.

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Il est désormais possible de collaborer et de faire des affaires avec n’importe qui, n’importe où et n’importe quand.

Nous pouvons communiquer en temps réel grâce aux logiciels de messagerie instantanée et à l’augmentation de la bande passante. Des outils comme Slack nous permettent de gérer des projets en nous affranchissant des distances physiques.

Les méga-bases de données et les nouveaux outils marketing permettent de mettre en place de nouvelles formes de campagne de génération de lead (cf. Inbound marketing).

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L’utilisation de ces outils numériques et d’Internet nous amène à :

  • être plus pro-actif, prendre des décisions plus rapidement et plus efficacement,
  • accroître les performances à un niveau élevé dans un environnement d’affaires qui évolue très rapidement,
  • utiliser des outils dédiés et personnalisables, des applications intelligentes permettant d’être plus productif,
  • absorber de plus en plus d’informations venant d’Internet mais aussi des sources traditionnelles (réseaux ou clubs d’affaires, salons professionnels, séminaires ou conférences, etc.),
  • maîtriser les nouvelles règles du digital,
  • être ouvert à de nouvelles formes de partenariats ou d’alliances, notamment lorsque nous visons de nouveaux marchés ou cherchons de nouvelles pistes d’innovation.

Face à cet environnement technologique en accélération permanente, nous devons sans cesse faire évoluer nos modèles d’affaires, nos stratégies de développement pour maintenir l’activité et trouver des relais de croissance.

Bien évidemment, les organisations de taille intermédiaire et importante adaptent leur organisation et mobiliser les ressources nécessaires (cf. recrutement de conseillers digitaux). De leur côté, les petites et moyennes entreprises essayent de suivre et de s’adapter … tout comme, d’ailleurs, les acteurs économiques institutionnels, professionnels et publics.

Mais, au final, nous faisons face à une surenchère d’outils et de sites. Nous consommons beaucoup (de plus en plus) de temps pour identifier les plus efficaces, trouver des bases de données actualisées, identifier les bons fournisseurs en matière de génération de leads ou de marketing digital pour organiser et entretenir notre présence sur Internet, etc.

Prenons l’exemple de cette jeune société qui propose des solutions innovantes en direction du secteur public. Elle cherche un annuaire des organismes publics avec les bons contacts sur la ville X. Elle a aussi besoin d’une agence Internet pour l’aider à définir sa communication digitale.

Comment va-t-elle trouver ? Combien de temps cela lui prendra-t-il pour répondre à ses besoins ? Réussira-t-elle à les satisfaire rapidement et facilement ?

Nous pourrions multiplier les exemples de situations vécues. Alors qu’il avait vocation à simplifier, Internet est devenu un labyrinthe dans lequel il n’est pas facile de se repérer.

Même dans son voisinage d’affaires ou entre voisinages d’affaires proches (cf. Montpellier – Barcelona – Toulouse), rien n’est simple.  L’univers digital ressemble finalement à la réalité physique sauf qu’il donne l’illusion que tout est à portée d’un clic. Et ce n’est pas totalement le cas.

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Cela pourrait expliquer notre tendance à nous concentrer sur quelques outils et plates-formes (Google, Facebook, LinkedIn pour ne citer que les plus médiatisées) que nous utilisons même pour nos besoins très localisés … pensant qu’elles sont en mesure d’y répondre, même imparfaitement.

Ces plates-formes ont été conçues dans une logique globale. Ayant atteint aujourd’hui la taille critique en termes d’utilisateurs, elles recherchent aujourd’hui la “glocalisation” de leur offre  (cf. Facebook avec Market Place ou Alibaba avec son service de livraison à domicile) alors même que le marché voit apparaître de nombreux services conçus à partir de la géolocalisation (cf Like Lunch, Let’s meet, doyouno, …).

Nous avons évoqué le rôle de la proximité dans les dynamiques d’innovation et d’adaptation des entreprises aux environnement qui bougent. La technologie peut donner le sentiment de se substituer à la réalité géographique mais jamais parfaitement.

Nous avons, plus que jamais, besoin de communication réelle, de contacts physiques dans nos relations d’affaires. Nous continuons à fréquenter des salons, de rencontrer nos clients ou nos fournisseurs même dans ce monde où la communication est devenue si facile et si rapide.

Au final, les acteurs économiques ont, peut-être, oublié que la technologie doit servir, en premier lieu, à les connecter au niveau local.

La mise en réseau, le partage et la collaboration demeurent des éléments clés de performance individuelle et collective, dans une économie urbanisée qui restera ouverte mais qui, au vu des récents évènements, devra être mieux régulée dans son équilibre entre global et local. 

Manavao – 9 novembre 2016

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5. Economy AND proximity

5. Economy AND proximity

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Globalisation is a fabric of interactions that we can understand from localized sites” (Marc Abélès in Anthropology of globalisation, 2008)

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The urban revolution, the deindustrialization of our developed economies, the impact of digital revolution on our service industry, are repositioning proximity as a crucial issue while protectionism is rising up.

Spatial proximity has always been an important element for economic dynamics and growth.

How to grasp this notion of proximity?

One could say that proximity is both :

  • a specific area to elaborate and implement local economic development policies (for instance, urban or regional),
  • a cluster of economic stakeholders which decide to coordinate their activities at local level (production, business and export development, communication, business intelligence, innovation, human resources, training, bulk purchases)
  • a mode to organise economy around a direct relationship between providers and their final clients,
  • a development strategy based on “glocalization” (products or services customised according to the local or regional specificities),
  • a vector to create new services, for instance using geolocation tools,
  • an economic reality (a third of B2B local trade, more than 3/4 of public procurement local trade and 70% of active labour force),

Indeed, the agglomeration of many stakeholders involved in business dynamics means efficiency, mainly in the field of innovation, in all its forms.

“The productivity of knowledge workers rises exponentially when they are in close proximity. Their interaction stimulates creativity and innovation – new and different ideas – which in turn drives productivity in the knowledge economy.” (Deloitte, Australia).

Based on geography, proximity organises economy throughout direct and fast relationships between stakeholders. But it’s not enough to guarantee efficiency, especially in a moving technological and global environment.

Proximity means to set up mechanisms of coordination, funded on sharing and different kind of business relationship networks, including distant ones. As well, it needs a kind of institutional proximity that refers to identity links.

Even economic stakeholders want somewhere to belong, where their individual need for community can be nourished and nurtured, and where they feel controlling over the things that matter to them. It’s for that reason so many success entrepreneurs decided to stay in their “land” and support it in different ways.

Embracing this belonging shape behaviours, a kind of economic community whose main interest is to develop business inner and outer city.

Numerous surveys show that the key success factor for a territory is at the crossroad between these three types of proximity.

“Reconsidering the purpose of place – how place drives prosperity – can help to unlock the potential of place.vWe identify four dynamic forces that interact to catalyse ourishing in place:

  • People – people are the basic ingredient of prosperity in place and need to be present in appropriate numbers and with appropriate skills, experience and outlook
  • Community – people gathered together need to feel they are more than just a crowd, that they belong to a community with a shared sense of identity, purpose and values
  • Technology – technology can help people live more comfortably in close proximity, can aid a sense of connectedness in crowds and can partially substitute for physical proximity
  • Governance – good governance strikes a balance between individual and collective decision making so that government occurs with the consent of the governed.Acting in concert, these dynamic forces can unlock the potential of place and spark a virtuous circle of prosperity.” (Deloitte – The purpose of place reconsidered)”

Mastering proximity lies on smart governance which can orchestrate the local economic development. And, it’s not always easy when plenty of stakeholders are involved in the economic development processes.

The success of cluster or competitiveness hub (see the example of France with the “Pôles de compétitivité” ou “pôles d’excellence rurale”) might be explained by the intense production of social and human relationship.

But, our relationship with proximity is blurred today :
  • by changing our lifestyles and ways of transportation,
  • by the explosion of Internet and the fantastic growing of professional social networks.

Because of Internet and the tools provided by digital industry, our perception of proximity seems to have changed. Henceforth, social media allow us to build new proximities of thought, interest and sharing. But a close observation also confirms our natural trend to recreate spatial proximities.

Besides, the Internet industry leaders are “glocalizing” their strategy (see Facebook with Market Place or Alibaba with food delivering urban service). And other start-up are positioning proximity at the core of their business model and value proposal (nextdoor.com, instacart.com, taskrabbit.com, …) or use geolocation to provide new kind of services, especially via smartphones.

Finally, technology can substitute for physical proximity, but never perfectly.

Getting places to flourish rather than languish is a collaborative effort. It needs people, communities, businesses and governments to work together – like an ecosystem. (Deloitte, op. cit.)

Networking, collaboration and sharing are merging as powerful disruptors of traditional ways of doing business, even at local level.

Manavao – Toulouse, 7 novembre 2016

6. New ways of doing business at local level 

P.S : we want to thank Deloitte Australia’s team for its report on this topic called : “The purpose of place : Reconsidered. Building the lucky country #5 (2015) whose we get inspired to shape our thought. 

5. Economie ET proximité

5. Economie ET proximité

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« la globalisation est un tissu d’interactions que l’on peut appréhender à partir de sites localisés  » (Marc Abélès in Anthropologie de la mondialisation, 2008)

Lcropped-local-890x667-1.jpga révolution urbaine, la désindustrialisation de nos économies, la révolution digitale qui bouleversent l’industrie des services et le commerce, (re)positionnent la proximité comme un enjeu majeur dans un contexte de montée du protectionnisme.

La proximité géographique a toujours été une condition nécessaire de la vitalité économique. En effet, l’agglomération des acteurs est source d’efficacité, notamment pour l’innovation sous toutes ces formes.

“Concevoir le territoire non plus seulement comme une machine à créer de la croissance mais comme un support de redistribution et de consommation. Si les territoires sont en concurrence, c’est certes pour produire des richesses ; mais c’est aussi pour capter des richesses produites ailleurs. En somme, ce qu’un territoire reçoit est aussi important que ce qu’il produit.” (CESN, 2010)

Comment appréhender cette notion de proximité ?

La proximité géographique est à la fois :

  • un lieu de construction et de mise en oeuvre des politiques de développement économique local,
  • le regroupement sur un territoire d’acteurs économiques qui coordonnent leurs activités (production, développement commercial et export, communication, veille et innovation technologique, ressources humaines et formation, achats groupés)
  • un mode d’organisation de l’économie autour de la relation directe des entreprises avec leurs clients locaux,
  • une stratégie de développement basée sur la glocalisation (adaptation des produits et services aux spécificités des marchés nationaux voire régionaux),
  • un vecteur de création de nouveaux services grâce à tous les outils liés à la géolocalisation,
  • une réalité économique (1/3 des échanges interentreprises, 3/4 des échanges entreprises – acheteurs publics, 70% des emplois).

S’appuyant sur la géographie, la proximité organise l’économie autour de la relation directe et rapide entre acteurs. Mais, elle n’est pas suffisante pour garantir l’efficacité économique, surtout dans un environnement qui bouge très rapidement.

Pour l’être, elle demande la mise en place de mécanismes de coordination fondée sur les échanges et l’existence de réseaux de relations de différentes natures, y compris distants (cf. modèle Airbus).

Elle suppose aussi une forme de proximité institutionnelle qui fait référence à des liens identitaires : on se sent appartenir au même territoire. Cette appartenance détermine une communauté de comportements qui fait que l’on « se reconnaît » (notion de communautés d’affaires dont l’intérêt est le développement conjoint entre entreprises, entre entreprises et le territoire).

“Il ne suffit pas de travailler sur la convergence comme lieu ; il faut aussi travailler sur la convergence comme méthode.” (CESN, 2010)

De nombreuses études démontrent que le facteur clé de succès d’un territoire repose ainsi sur l’intersection entre ces trois types de proximité et que le rôle de la puissance publique est fondamental en cherchant à :

  • concentrer les ressources locales (entreprises, laboratoires de recherche, organismes de formation, …) y compris dans des lieux physiques ou des espaces géographiques délimitées,
  • capter des flux importants de moyens (investissements privés et publics, main d’œuvre qualifiée, etc.),
  • densifier les relations de coopération entre les acteurs économiques pour mettre en synergie les stratégies, les projets, les actions autours de problèmes productifs communs afin d’enrichir, de différencier et de valoriser les ressources locales (cf. clusters, pôles de compétitivité, programme PCRD puis H2020 au niveau européen),
  • inscrire leurs acteurs dans des réseaux physiques (transports, télécommunications, logistique) et immatériels mondiaux (communautés scientifique, centres de décision, etc.) permettant d’accéder à des ressources développées ailleurs.

La maîtrise de cette proximité repose sur une “smart” gouvernance qui orchestre le développement économique local dont les objectifs sont la mise en réseau et la construction de synergies à tous les niveaux. Elle n’est pas toujours facile lorsque les acteurs intervenant dans la sphère économique sont très nombreux et difficiles à coordonner.

L’adhésion à des dispositifs comme les clusters, les pôles de compétitivité ou les pôles d’excellence rurale pourrait s’expliquer par la “production intense de relations sociales, de relations entre êtres humains sur un territoire donné”.

Mais, notre relation à la proximité est aujourd’hui brouillée :

  • par l’évolution de nos modes de vie et de transports,
  • par l’explosion d’Internet, le développement spectaculaire de places de marchés mondiales et bien sûr, les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn notamment).

Nos échanges sont de plus en plus organisés autour d’Internet des outils que la révolution digitale nous offre. Notre perception de la proximité a changé de nature. Nous utilisons les réseaux sociaux pour nous construire de nouvelles proximités de pensée, d’intérêts et de partages. Mais, une observation fine confirme aussi la tendance à recréer des proximités (ou communautés d’intérêt) géographiques.

Les leaders de l’industrie digitale ne s’y trompent pas. Ayant atteint la taille “globale”, ils tentent maintenant de prendre le contrôle du “local” (cf. Facebook avec Market place, Alibaba, …). D’autres initiatives ont fait de la proximité le coeur de leur projet (monptivoisinage.fr, ma-residence.fr)  et utilisent la géolocalisation pour structurer leur offre de services.

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“En somme, la dichotomie entre local et global a bien lieu d’être dépassée. Pour souligner cette nécessité, certains analystes ont proposé de créer un néologisme : le « glocal ». L’économie de petits mondes » marie en effet les deux échelles : il se crée une géographie particulière des activités, qui combine un réseau dense de relations locales (techniques, économiques, sociales, institutionnelles, financières) et un réseau très structurant de relations globales (techniques, économiques, financières). Même une petite PME, aujourd’hui, peut jouer sur les deux tableaux. Beaucoup n’hésitent pas à le faire. Travailler dans l’économie de proximité est compatible avec le fait de s’inscrire dans des réseaux globaux (…) ” (CESN, 2010)

Nous conclurons cet article en citant le géographe Bernard Pecqueur :

« le jeu de la proximité ne tend pas à protéger les acteurs de la globalisation et de l’anonymat supposé des coordinations qui en découlent. Au contraire, le proche confronte les acteurs au lointain et le local fournit les clés de modalités” (in Économie de proximités, Éditions Lavoisier, 2004, p.37-38).

6. Relations d’affaires et proximité

Manavao – Toulouse, 7 novembre 2016

* Pour rédiger cet article, nous nous sommes inspirés de quelques rapports et ouvrages :

 

4. Smart city, smart economy

4. Smart city, smart economy

“Smart Cities are where technology comes alive.” (Peter Sany, CEO of TM Forum)

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Boyd Cohen described the evolution of smart city concept penetration as a three-stages process :

  1. The first stage Smart Cities 1.0 is characterised by projects offered by technology vendors to municipal managers who were not fully prepared to understand all the impacts of technological solutions on the city.
  2. The second stage (in which we are at right now), Smart Cities 2.0, is marked by cities initiatives that see the potential of technology (perhaps also in smart city as territorial marketing strategy), want to define projects focused on technological solutions, seeking for help (knowledge transfer, technical and financial support, partnership with private sector and start-up) to put this transformation into practice.
  3. In the third stage, Smart Cities 3.0, the disruptive element would be the total engagement of stakeholders within the governance and the services design.

What’s a smart City ?

We’d like to suggest that “a smart city (urban area sounds better) is an innovative city that uses ICTs and other technologies to improve quality of life, efficiency of urban operation and services, competitiveness, while ensuring to meet present and future generations needs with respect to economic, social, territorial balance and environmental issues (sustainable development).”1

 

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A smart city program aims to create attractive, participative, innovative and resilient urban environment encouraging creative solutions, thus creating jobs and reducing inequality.

It promotes a virtuous cycle that not only produces economic and social well-being, but also secures the sustainable use of local resources in order to ensure quality of life and stability of business in the long run.

A Smart City places people and economic stakeholders at the center of its development, incorporates ICTs into urban management and planning, uses these elements as tools to stimulate the design of innovative services within collaborative planning and eco-citizenship participation.

Towards smart economy …

Smart economy presents miscellaneous challenges :

  • support innovation to “smart” the city (companies finding in smart city program an experimental ground before industrial deployment and business development)
  • improve collaboration and sharing between public and private stakeholders,
  • encourage an active eco-citizenship and increase the economic stakeholders’s social and environmental responsibility,
  • involve them into the urban projects including designing, planning and reporting,
  • optimise the allocation of resources and help to reduce unnecessary spending
  • generate common and digitalised procedures,
  • open public data,
  • provide unique online platforms,
  • set up a smart public procurement approach and practices,
  • help the business community to address concrete problems, produce performance and improve the ecosystem, …

Smart economy aims to improve business life cycle, to make easier and faster to find & access business services, participate in city economic or urban initiatives, communicate with and receive information, contribute to urban development, while staying open to the global environment.

In addition to make possible innovative business projects, Open Data policy brings transparency and enrich the knowledge. In this way, it can be considered as a key element of smart economy development.

Smart city, smart economy.

There are not turnkey solutions. Each city, each urban area is unique in its cultural, economic, political, spatial and environmental features. For instance, India is facing tremendous stakes. It explains the 100 smart cities program launched by M. Modi.

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Throughout the numerous conferences, exhibitions, surveys, books, papers, elective representatives and public managers can find ideas, create their own project with the right method and toolbox.

Building Smart Economy means :

  • innovative ways of thinking and acting,
  • comprehensive views at mid and long terme to create social, environmental and territorial value,
  • associate all the economic stakeholders, connect them at local scale, considering local into an expanded spatial approach.

Finally, the main issue of smart economy is to find out the right solutions which balance the effects of globalisation and urban revolution by a smartly using of technologies.

Manavao – 4 of november, 2016

Introducing manavao.com – 5. Economy of proximity

  1. Definition given by UNECE/ITU or IDB
4. Ville intelligente, économie intelligente

4. Ville intelligente, économie intelligente

“Les villes intelligentes existent lorsque la technologie prend vie (Peter Sany, PDG de TM Forum)

Boyd Cohen décrit l’évolution du concept de ville intelligente en 3 vagues :

  1. La première vague, Ville intelligente 1.0, serait caractérisée par des projets clés en main de “vendeurs de technologie” à des décideurs publics, mal préparés et manquant de formation aux enjeux et aux impacts sur la gestion de leur ville.
  2. La seconde vague (dans laquelle nous serions encore), Ville intelligente 2.0, serait symbolisée par des initiatives de villes qui voient dans la technologie un très fort potentiel (y compris dans une vision marketing territorial …), veulent définir leurs projets recherchant pour cela l’aide nécessaire (transfert de connaissances, assistance à maîtrise d’ouvrage technique et financière, partenariats avec industriels et jeunes pousses) et les transformer en réalité pour leurs habitants et entreprises.
  3. La troisième vague, Ville intelligente 3.0, introduirait un élément nouveau, l’implication des acteurs dans la gouvernance et leur participation à la construction des services, les fabriques urbaines (ou fablabs) en étant la préfiguration.

 

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Qu’est-ce qu’une ville intelligente ?

Sans entrer dans le débat sémantique, nous considérerons simplement la ville (aire urbaine ou métropole si nous voulions être  plus précis) intelligente comme un espace fonctionnellement intégré utilisant les TIC ou d’autres technologies (environnementales par exemple) dans un but d’amélioration de la qualité de vie, de l’efficacité des politiques et services publics et de la compétitivité de l’économie.

La gouvernance est au coeur de la ville intelligente.

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Les programmes “villes intelligentes” ont l’ambition de rendre l’environnement urbain plus attractif, plus participatif, plus créatif et plus résilient, en encourageant des solutions innovantes permettant une croissance durable, la protection de l’environnement et la réduction des inégalités sociales et territoriales.

Ils reposent sur la mise en place d’un cercle vertueux à moyen et long terme. D’une part, il s’agit de produire de la croissance économique et du bien être. D’autre part, il s’agit d’assurer une utilisation durable des ressources pour préserver l’avenir des générations futures qui vivront essentiellement … dans les villes.

La ville intelligente positionne aujourd’hui les citoyens et les acteurs économiques au centre de son développement. Elle intègre les technologies numériques dans sa politique d’urbanisme (aménagement, gestion, évaluation) et de (re) définition des services qu’elles offrent à ses différents publics.

De la ville intelligente à l’économie intelligente …

L’économie intelligente renvoie à des enjeux variés :

  • soutenir l’innovation au service du projet “ville intelligente” (l’entreprise pouvant trouver dans le projet un premier terrain d’expérimentation et de prototypage avant déploiement industriel et commercial),
  • améliorer la collaboration et le partage de l’information entre acteurs (publics et économiques, économiques),
  • favoriser une éco-citoyenneté active, accroitre la responsabilité sociale et environnementale des acteurs économiques,
  • encourager une plus forte adhésion (ou identification) des acteurs économiques aux projets de la ville intelligente,
  • optimiser les ressources notamment financières pour diminuer la pression fiscale,
  • construire des services à valeur ajoutée par la mise en place de guichets uniques (création, implantation, financement de l’innovation, cession, transmission, …), la généralisation de la dématérialisation et l’ouverture des données publiques,
  • respecter l’initiative privée en utilisant intelligemment la commande publique,
  • proposer, via les outils numériques, des services permettant l’interaction rapide entre acteurs,
  • associer les acteurs économiques afin d’améliorer la performance et améliorer l’éco-système.

Outre les capacités qu’elle offre pour enrichir ou créer des services innovants, l’ouverture des données publiques participe à plus de transparence et plus de connaissance des acteurs économiques. Ainsi, elle peut être considérée comme un moteur de l’économie intelligente. Cette prise de conscience se traduit actuellement par le recrutement de spécialistes au sein des métropoles.

Ville intelligente, économie intelligente. Il n’y a pas de solutions clés en main. Chaque aire urbaine présente des caractéristiques culturelles, économiques, politiques, spatiales et environnementales qui lui sont propres.

A travers les conférences, salons professionnels, rapports, études, livres, articles de presse, les élus et les managers publics peuvent trouver idées, expériences, méthodes et boîtes à outils à partir desquels ils peuvent construire leur projet.

Les acteurs économiques attendent un changement profond dans le management public. Construire une ville et une économie intelligentes suppose de les associer pleinement. Elle demande à innover dans la pensée et l’action publique, d’avoir une vision à moyen et long terme. Elle suppose la connexion de tous les acteurs économiques à l’échelle de la ville intelligente et des territoires déclassés qui l’entourent.

Au final, l’enjeu est bien d’identifier et de mettre en oeuvre les solutions qui rééquilibreront les effets réels (ou ressentis) de la globalisation et qui accompagneront les révolutions urbaine et digitale.

Manavao – 4  novembre 2016

Présentation de manavao.com – 5. L’économie de la proximité

3. The digital revolution

3. The digital revolution

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Since the web began in the mid 90s., we are going through this amazing digital revolution. Who could have imagined that Airbnb could become the leader of hotel industry or LinkedIn the leader of hiring industry or training industry ?

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Who could have thought that 2 billions people would connect, every day, to the same social network sharing updates, pictures, videos and lives in real time ?

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Who could have imagined that one day, we might connect all the daily-life used objects to the same network ? (“We have a dream – Imagine a world where things can communicate with us” – Sigfox)jiraya

When we started our operational and strategic responsabilities like ICT manager, we did believe that the ICT penetration would lead to a more balanced spatial, economic, social development. Indeed, we thought that Internet have technical decentralised features allowing to overcome the physical boundaries, other cultural or functional limitations.

20 y. laters, we were wrong. It’s the inverse. The phenomenal ICT penetration hasten the growing agglomeration and urbanisation of activities by creating and concentrating innovation places (the most famous Silicon Valley of course) within which disruptions and applications had the opportunity to interact in a continuous and accelerating process.

20 y. ago, Manuel Castells (Spanish sociologist), whose trilogy remains one of the best analysis of digital revolution (“informational” in his terms), wrote :

“The informational economy is organised around leading and controlling centres which innovate, coordinate and manage the different industrial network activities. Advanced services, including finance, insurance, real instate, consulting, legal assistance, advertising, industrial design, marketing, public relations, security, business intelligence, IT management, research and innovation are at the core of economic dynamics in all the industries (” (in société en réseaux).

Digital technologies are affecting individuals, businesses, industry sectors (bank, retail trade, real estate with 3D printing, energy, transports, education, training, health, tourism, …) in a far-reaching way.

Investing in ICTs alone is not enough. That’s why the effective use of ICTs requires additional investments in complementary knowledge-based capital, in particular in skills and know-how, organisational change including new business models and processes.While digital innovation brings benefits across society, it may induce disruptive changes that are perceived as too threatening (at least in the short run). Established businesses, in particular, may have too low incentives to invest in ICTs and in the necessary complementary Knowledge Based Capital (KBC) (…) The exploitation of global value chains (GVCs) is thus another complementarity factor besides investments in KBCs that can leverage investments in ICTs for productivity growth. This makes ICTs, KBCs, and GVCs the drivers of productivity growth in 21st century knowledge economies” (OECD, Digital Economy Policy Papers, 2015).

Finally, the digital revolution is making us to change permanently our ways of thinking, acting, interacting, communicating with others, working.

Collaboration, sharing, collective intelligence and participative innovation bring us possibilities to shape a future and collective agenda answering the issues we are facing.

By now, we need to go beyond “smartness” … to see how cities can grasp the digital opportunities.

Manavao – Toulouse, le 3 novembre 2016

Why Manavao.com ? 4. Smart city, smart economy

3. La révolution digitale

3. La révolution digitale

 

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Lorsque nous avons commencé à exercer des responsabilités stratégiques et opérationnelles comme “aménageur numérique” au milieu des années 90, nous étions nombreux  à croire que la diffusion des TIC permettraient un aménagement équilibré du territoire.

20 ans plus tard, force est de constater qu’on assiste au scénario inverse et que la diffusion extrêmement rapide a contribué à accélérer l’agglomération et la métropolisation croissante des activités économiques (cf. 2. La métropolisation de nos économies).

La révolution digitale est bien au coeur de la globalisation de l’économie mondiale. Le développement et la diffusion rapides des technologies de l’information ont contribué à la formation de milieux d’innovation proches de grandes métropoles (la plus célèbre étant bien sûr la Silicon Valley) où “disruptions” et applications ont pu interagir dans un processus continu.

Il y a 20 ans, Manuel Castells, dont la trilogie reste une des références pour comprendre la révolution digitale (“informationnelle” pour reprendre ses termes), écrivait :

“L’économie informationnelle est organisée autour de centres de commandement et de contrôle qui innovent, coordonnent et gèrent les activités des réseaux d’entreprises. Les services avancés, y compris la finance, l’assurance, l’immobilier, le conseil, l’assistance juridique, la publicité, le design industriel, le marketing, les relations publiques, la sécurité, l’intelligence économique, la gestion des systèmes informations, la recherche, le développement et l’innovation sont au coeur des dynamiques des différents secteurs d’activité (industrie, agriculture, administration publique, santé, énergie, transports, services).(in La société en réseaux)

Si les TIC présentent des caractéristiques techniques de décentralisation permettant normalement de s’affranchir des contraintes géographiques, les dynamiques économiques liées à leur production, leur diffusion et adoption ont conduit, paradoxalement, à un renforcement du processus de polarisation de l’offre et de la demande de services toujours plus innovants concernant tous les secteurs d’activité autour des aires urbaines principalement.

Ainsi, l’industrie digitale s’est fortement concentrée autour de quelques acteurs  notamment dans le domaine des services clés associés à Internet (moteur de recherche, réseaux sociaux, e-commerce, …) avec une tendance récente à l’hyper concentration (cf. le rachat de Skype et de LinkedIn par Microsoft).

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Qui aurait pu imaginer qu’Airbnb deviendrait le premier hotelier mondial, LinkedIn la première “agence” de recrutement au monde en quelques années ?

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Qui aurait imaginé que près de 2 milliards de personnes seraient connectés, chaque jour, à un même réseau social ?

Qui aurait cru possible la connexion de tous les objets que nous utilisons dans notre vie quotidienne à des réseaux de télécommunications ?

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Tous les secteurs d’activité sont touchés par la révolution digitale (banque, commerce de détail, énergie, transports, éducation et formation, médias, santé, tourisme, …).

La capacité d’innovation est devenue un enjeu majeur en termes de création d’entreprises et d’emplois, en termes d’adaptation pour les entreprises traditionnelles et les organisations publiques dans un environnement où tout va très vite.

Alors qu’elle amène des progrès considérables dans de nombreux domaines, la révolution digitale suscite de nombreuses peurs face à des changements très importants.  Elles peuvent freiner les investissements y compris dans le capital le plus important pour accompagner ce changement : la connaissance.

De nouveaux modèles économiques fondés sur la collaboration et la participation (économie du partage) remettent en question des secteurs clés de nos économies. Elles obligent à repenser nos manières de communiquer, de travailler, d’échanger et de faire des affaires.

La révolution digitale permet aussi aux villes de construire des réponses collectives et intégrées aux principaux enjeux économiques, sociaux, environnementaux.

Manavao – Toulouse, le 3 novembre 2016

Pourquoi Manavao.com ? 4. Ville intelligente, économie intelligente.

 

 

2. L’urbanisation de nos économies

2. L’urbanisation de nos économies

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“A l’heure de nos “villes-mondes” – tendance inexorable dans un monde globalisé -, et de nouvelles tensions croissantes liées aux notions d’identité, d’appartenance, dans un cadre socio-économique qui se dégrade, il est de notre devoir de proposer des actions transversales et innovatrices dans nos villes en répondant aux exigences de plus en plus fortes des citoyens vis-à-vis de leur gouvernance locale, afin de retisser le lien social, culturel et économique.” (Carlos Moreno)

Nous sommes confrontés à une révolution urbaine sans précédent illustrée par deux éléments : sa généralisation au niveau mondial, le changement d’échelle qui semble désormais hors de contrôle.

En 2050, 70 % de la population mondiale vivrait dans une aire urbaine (30 % en 1950). La progression actuelle conduirait à une augmentation de la population urbaine de l’ordre de 2,5 milliards de personnes, 90 % de cette augmentation étant concentrée en Asie et en Afrique. La Chine et l’Inde contribueraient à hauteur de 30 % de cette progression d’ici 2050.

En 2030, le monde comptera 41 mega-cities (+ 10 millions d’habitants) contre actuellement 19, 22 entre 5 and 10 millions, 370 entre 1 et 5 millions, 433 entre 0.5 et 1 million).

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Dans l’économie mondiale, les aires urbaines jouent un rôle clé comme noeud. Au cours des 15 dernières années, elles ont contribué à hauteur de 60 % de la création d’emploi et de la croissance du PIB. Elles concentrent l’innovation.

Les dynamiques urbaines reposent essentiellement sur la concentration géographique (entreprises, consommateurs finaux, administrations, universités, centres de recherche, incubateurs), l’intégration fonctionnelle (éducation et formation, recherche et développement, production, consommation, financement), le niveau de ressources disponibles (financements, main d’oeuvre qualifiée, informations, données) et les interactions multiples (matérielles et immatérielles, physiques et virtuelles). Elles sont aussi le résultat d’une baisse continue des coûts des transports des biens, personnes et de l’information.

Dans ce contexte d’économie globalisée, la concurrence entre les villes s’accentue. De plus en plus, ces dernières sont vues comme les « bras armés » des économies nationales et intégrées (cf. la récente initiative de la Commission européenne baptisée Urban Innovative Actions).

Mais l’étalement urbain entraîne des ruptures entre le coeur (la ville centre) et son environnement proche avec une conséquence : le déclassement social et territorial dont les effets directs sont la montée du protectionnisme que nous évoquions dans un précédent article.  

C’est pourquoi les aires urbaines sont confrontées à un enjeu majeur : “renforcer leur capital physique et environnementale pour une croissance partagée” (OECD (2016), “Executive summary in Making Cities Work for All).

Et plus encore, les “ville doivent nous conduire vers des sociétés durables sur le plan économique, sociale et environnemental. Cela suppose une vision globale de l’aménagement du territoire de manière à augmenter le niveau de vie des habitants des villes et des campagnes. Une urbanisation durable nécessite que les villes génèrent “mieux” de revenus, des opportunités d’emplois, renforcent leurs infrastructures (transports, eau, énergies, transports, TIC), assurent un égal accès, réduisent le nombre d’habitants vivant dans des bidonvilles et préservent notre capital naturel” (Rio conference, June 2012)

Cette révolution urbaine, miroir de la mondialisation, est aussi indissociable de la révolution digitale et cette incroyable concentration de l’industrie qui la porte au niveau mondial (Microsoft, Alphabet, Apple, Facebook, Amazon, Alibaba, …).

 Toulouse, le  2 novembre 2016.

 

2. The urbanisation of our economies

2. The urbanisation of our economies

At the time of our “cities – world”, – an inexorable trend in a globalised world–, and of new increasing tensions bound to the notions of identity, belonging, in a socio economic frame which is deteriorating, it is our duty to propose innovative actions in our cities by responding to the stronger requirements of the citizens towards their local governance, in order to rebuild the social, cultural and economic fabric .“ (Carlos Moreno, September 28 2016)

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We are facing an unbelievable urban revolution illustrated by its generalisation at global level and a change in the scale of this phenomena which henceforth appears without any limitation.

By 2050, + 70 per cent of the world’s population is projected to be urban (30 per cent in 1950). Continuing population growth and urbanisation are projected to add 2.5 billion people to the world’s urban population, with nearly 90 per cent of the increase concentrated in Asia and Africa. China and India will contribute more than one third of the global urban population increase between 2014 and 2050.

By 2030, the world is projected to have 41 mega-cities with more than 10 million inhabitants. Currently, we have 19 cities with more than 10 million inhabitants, 22 between 5 and 10, 370 between 1 and 5, 433 between 0.5 and 1.

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Metropolitan urban areas play a key role as nodes in global markets. In OECD countries, they  have contributed to 60 % of total employment creation and GDP growth in the past 15 years. they concentrate innovation.

The urban area economic dynamics come from spatial  concentration of stakeholders (companies, households & final consumers, administrations, universities and research centres, incubators), the functional integration (learning, innovation, production, consumption, funding), the available resources (financial, qualified workforce, data & informations) and various interactions (material and immaterial exchanges, physical or virtual networks).

They are also and mainly the result of a continuous and steady lowering of transport costs (goods, people and … information).

At a time of deepening globalisation and increasing urban area competition, cities are increasingly being considered as «sword arms» by governments or integrated regional organisation (see the European Commission strategy with Urban Innovative Actions initiative).

But, this urban sprawl process fosters a spatial mismatch between the edge city (or core), the surrounding cities (edgeless) and their rural environment at both social and territorial level whose effects are precisely one of the reasons which explain  the rising of protectionism.

That’s why urban areas must “harness their physical and environmental capital for more inclusive growth” (OECD (2016), “Executive summary in Making Cities Work for All).

And even more, “cities can lead the way towards economically, socially and environmentally sustainable societies, but that a holistic approach to urban planning and management is needed to improve living standards of urban and rural dwellers alike. Sustainable urbanisation requires that cities generate better income and employment opportunities, expand the necessary infrastructure for water and sanitation, energy, transportation, information and communications; ensure equal access to services; reduce the number of people living in slums; and preserve the natural assets within the city and surrounding areas” (Rio conference, June 2012)

The urban revolution, magnifying mirror of the globalisation, is also indissociable from the ICT revolution and the unbelievable concentration of digital industry at global level (Microsoft, Alphabet, Apple, Facebook, Amazon, Alibaba, …).

Toulouse, 2 November 2016